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Événements Mongolie
La Mongolie est un pays où l'on peut encore aujourd'hui apprécier la culture nomade et la relation de ses habitants avec les chevaux, source de richesse et au cœur de la culture mongole. Les chevaux font partie d'un des festivals populaires du pays. Découvrez tout à leur sujet et emportez un morceau d'histoire mongole avec vous.
Le festival Naadam : religion, sport et folklore
Le festival le plus important en Mongolie est sans doute le Naadam, qui se célèbre aussi dans la région autonome de Mongolie intérieure en Chine. Ce festival, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, tourne autour de trois disciplines clés : courses de chevaux, lutte mongole et tir à l’arc.
Les origines du Naadam
Ce n’est qu’au XVIIe siècle que ces trois sports ont commencé à être pratiqués après les rituels bouddhistes qui constituaient la partie la plus importante du Naadam. En 1697, les jeux furent dédiés au chef du bouddhisme tibétain, Jebtsundamba Khutukhtu, et depuis, le festival a pris l’ampleur qu’on lui connaît aujourd’hui.
Au départ, le Naadam n’avait pas de date fixe, mais l’indépendance de la Mongolie vis-à-vis de l’Empire Qing au début du XXe siècle a fait que le festival se tient désormais dans le dernier mois d’été selon le calendrier lunaire.
Mais l’évolution du festival ne s’est pas arrêtée là. Son symbolisme a changé après la révolution communiste de 1921. Le calendrier lunaire fut abandonné et le Naadam se tient désormais à partir du 11 juillet. Il est devenu un jour férié national, commémorant la victoire de la révolution et honorant les dirigeants communistes.
Aujourd’hui, l’aspect politique de ce festival populaire a disparu et le Naadam est redevenu une fête folklorique. Le début du festival est diffusé à la télévision et comprend un grand spectacle avec musique, danse et reconstitutions historiques.
Ce que comprend le Naadam aujourd’hui
Outre les concerts, les spectacles de danse et les tableaux historiques, le Naadam fait revivre la compétition sportive dans les trois disciplines de base : courses de chevaux, tir à l’arc et lutte mongole. Bien que les festivals populaires les plus importants de Mongolie soient célébrés partout dans le pays, c’est à Oulan-Bator que vous pourrez en profiter au mieux.
Tir à l’arcLa compétition de tir à l’arc oppose des équipes de dix personnes qui doivent porter des vêtements traditionnels mongols et utiliser l’arc mongol. Ils tirent sur une cible à 75 mètres (65 pour les femmes) et le gagnant est celui qui s’approche le plus du centre.
Courses de chevauxLes vedettes de ces courses sont sans contredit les chevaux. En fait, les cavaliers sont généralement des enfants de 10 à 13 ans qui pèsent très peu. Les courses ont lieu dans les steppes mongoles et peuvent atteindre jusqu’à 30 km. Les participants chantent des gingos, des chansons traditionnelles, en préparation.
Lutte mongoleDans ce type de combat, les lutteurs portent un short et un gilet, où ils peuvent se saisir l’un l’autre. Ils ne peuvent toucher le sol qu’avec leurs pieds et le premier à tomber perd. Ce combat n’a pas de limite de temps et était traditionnellement réservé aux hommes, bien que les femmes y participent maintenant aussi.
Tsagaan Sar ou Nouvel An mongol
Le mois blanc, premier du printemps, est la date du second grand festival populaire en Mongolie. On célèbre la fin de l’hiver et le début du printemps. Le Tsagaan Sar a lieu à la nouvelle lune de la fin de l’hiver, ce qui fait que ce festival n’a pas de date fixe.
La veille du Tsagaan Sar, des cultes festifs et des prières ont lieu dans les temples bouddhistes, après quoi les fidèles allument des feux de joie et brûlent de petits objets inutiles symbolisant les moments tristes de l’année passée. Ensuite, on visite amis et famille, que l’on félicite pour la nouvelle année et à qui l’on offre des cadeaux.
On mange aussi des plats traditionnels, on chante des chansons et on participe à des compétitions sportives lors du Tsagaan Sar.
Les réunions familiales ont lieu chez le membre le plus âgé de la famille et on porte généralement des vêtements traditionnels mongols, renouvelés à chaque Tsagaan Sar, car la tradition veut accueillir la nouvelle année avec des habits neufs.
Le Bituun
Le Bituun se tient en petits groupes familiaux la veille du Tsagaan Sar. La journée est marquée par l’allumage de chandelles sur l’autel familial. Les chandelles symbolisent la lumière du chemin. Lorsqu’elles sont allumées, la famille tient ses khadags, de longs tissus colorés. Trois glaçons sont aussi placés sur le seuil. Cela signifie que le cheval du dieu Palden Lhamo aura de quoi boire, car durant la nuit ce dieu visite toutes les maisons. Les festivités se terminent en mangeant du tsagaa, du riz caillé.
Les célébrations du Bituun sont préparées longtemps à l’avance, car les Mongols croient que la nouvelle année doit être accueillie avec toutes les tâches accomplies et tous les comptes réglés.
Le Buryatia
C’est le troisième jour du Tsagaan Sar et le jour où le Grand Sacrifice est fait. Ce rituel, lié au chamanisme, se déroule dans la cour de chaque maison. Une table est préparée avec neuf bols d’eau et de l’encens, et la nuit un feu est allumé, la fumée montant au ciel en offrande. C’est ainsi qu’on vénère les Sept Étoiles ou Sept Anciens.
Les chamans accomplissent le même rituel, mais pour rendre l’eau des bols sacrée, ils y placent des miroirs. Ensuite, ils se lavent avec cette eau pour se protéger et se purifier. Les lamas tibétains tiennent aussi une célébration similaire.
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